Polémiquons

Il paraîtrait, et je tiens ça de source fiable, que j’ai tendance à amener la conversation sur des sujets polémiques insolubles, juste pour le plaisir de parler…

Je ne m’en défendrai pas. Il est évident que parler (comme écrire) reste un de mes grands plaisirs avec tout ce que ça peut comporter d’ennui chez mes interlocuteurs.

Mais si j’aborde souvent certains thèmes si polémiques, c’est aussi parce que je reste médusé par leur absence flagrante de conclusion possible. Ces sujets sont rendus récurrents par le fait même qu’ils ne trouvent jamais réponse.

La laïcité, le droit d’ingérence ou le conflit israélo-palestinien me paraissent, par exemple, des sujets qui n’entaînent d’opinions que celles énoncées unilatéralement. Ces sujets sensibles, aussi inscrits dans notre société soient-ils, semblent ne jamais pouvoir entraîner de position juste, et ceci queque soit le niveau d’information acquis. Cette caractéristique me sidère et la profondeur de mon étonnement m’amène effectivement souvent à l’exprimer en public. Comment peut on envisager sereinement que des problèmes de société aussi structurants ne pourront jamais qu’être partiellement solutionnés ?

Bien sur, je possède des avis sur ces questions, mais après analyse, ils se révèlent tout aussi subjectifs que ceux de n’importe qui d’autre ; sans doute fruit de mon éducation, de mon histoire, de mes références, mais en aucun cas recevables par tous. Je ne cherche donc pas à faire partager mon avis sur la question mais bien l’humilité et le souci d’objectivité que chacun doit, à mon avis, entretenir sur de tels sujets.

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